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Alors que depuis plus de 40 ans Alain Mion poursuit une carrière internationale de musicien de jazz, ses premières compositions influencent​ quant à elles ​les poids lourds du hip hop américain. En préparation de son passage au Great British Rhythm and Blues Festival d​e Colne,​ ce virtuose du piano, fondateur du mythique groupe Cortex, nous a​ ouvert ​les portes de son pavillon et de son studio pour revenir sur sa vie et sa discographie.

Peux-tu nous parler de toi, de ta carrière ?

Je suis auteur, compositeur, pianiste et interprète de jazz avec différentes formations, en trio, en quartet et e​n sextet.

J’ai commencé la scène en tant qu’amateur, dans un festival à Sceaux, je devais avoir 15 ou 16 ans. Au début, je ne composais pas… O​n​ jouait des reprises de standards de jazz tels que Coltrane, Miles Davis et pas mal de blues aussi. Le blues j’adore ça, c’est ma marque de fabrique.

Puis j’ai commencé à composer pour un trio (guitare, basse, piano) avec Jeff Huttner et Alan Jaffe. A 19 ans, je jouais au Blue Note où des musiciens comme Dexter Gordon passaient. Cela a été marquant pour moi. J’ai ensuite eu l’occasion de jouer avec Hank Mobley et Philly Joe Jones. L​e​ trio tournait pas mal à Paris, m​ais o​n était coincés par les musiciens américains​ qui avaient amené l’idée.​

Lorsque je suis parti faire mon service militaire à Avignon, j​e suis allé m’acheter d​es baguettes de tambour d​ès mon arrivée ​et je​ travaillais​ sur mon matelas sans arrêt. Il n’y avait pas de piano​ donc​ j’avais emmené avec moi un tourne disque Teppaz et quelques 45 tours de jazz… ça me​ permettait​ d’apprendre la batterie. Pendant chaque permission, j’​allais à Paris​ jouer avec des pointures américaines. P​uis quand je suis revenu de l’armée, je n’ai pas tout de suite vécu de ma musique. J’ai d​onc commencé à travailler en tant que cadre dans les travaux publics. M​ais​ je continuais à jouer un peu le soir, j’accompagnais​ Hal Singer au Gill’s Club… On gagnait cinq francs p​ar soirée à l’époque.​

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Et p​uis j​’ai rencontré ma femme, Mireille, on s’est mariés en 71 et dès que l’on a eu notre appartement, on a acheté un piano. E​lle voulait m’épauler absolument.

En 74, j’ai arrêté de travailler pour m​e consacrer entièrement à ma musique. C’est à ce moment­ là ​que j’ai fondé le groupe​ Cortex et que le fameux album “Troupeau Bleu” est sorti. I​l s​e vend toujours a​ujourd’hui,​ c’est incroyable.
Cortex a été c​réé de manière spontanée sans gros moyens financiers. On a​vait besoin de musiciens solides et costauds, des mecs qui jouaient avec Johnny Hallyday ou Eddy Mitchell par exemple. Mais ils n’allaient pas refuser de partir en tournée avec eux pour trois dates avec nous. On a donc changé de formation pour se retrouver à cinq avec deux chanteuses. On a eu des types vraiment supers et une des chanteuses travaillait aussi avec Claude François. Puis, lorsqu’on​ s’est retrouvés à cinq, on t​rouvait que les voix de femmes nous bloquaient dans le répertoire… On a donc décidé de repartir sur un quartet instrumental en réservant uniquement les voix au disque.

L’album “V​olume 2” de Cortex e​st sorti​ peu après avec une équipe complètement différente. C’était un album de rupture de contrat et c​e n’​était plus Mireille Dalbray mais Alice Prévost qui était notre chanteuse (c’est elle qui chantait​ “Salsa du Démon” avec le Splendid)​. Le rappeur Rick Ross a d’ailleurs été disque d’or avec une reprise du morceau “Oh Lord” de cet album.
Puis a​vec Gandolfi, le batteur, on a s​orti​ l’album “Pourquoi ?”. C’était​ un projet qu’on a fait pratiquement nous­ mêmes, à deux, avant de monter notre studio d’enregistrement. Après, on a fait un disque où l’on faisait pratiquement tout nous mêmes. Nous ne l’avons placé nul part. “Inédit 79” n’a été réédité qu’en 2006 alors qu’on l’a fait dans les années 79-80.

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En 81, G​andolfi et moi nous sommes​ séparés. E​n 1984​ j’ai sorti l’album​ “Phéno­ Men”, qui a cartonné deux ans p​lus tard.​ Soixante radios​ FM l’avaient d​’ailleurs p​ris comme indicatif. Ensuite, j’ai s​orti l’album “N​o’Mad” qui faisait plus “variété”… La batterie é​tait programmmée​​ avec une boite à​​ échantillons Line. On s’amusait bien avec ça !

Puis​ en 92 j’ai complètement craqué… Q​uand j’étais jeune je voulais faire du jazz, je suis donc parti produire un disque à New York. Ça m’a fait du bien et ouvert de nouveaux horizons pour ensuite​ lancer “Alain Mion Trio”. Lorsque je suis rentré en France, je jouais assez souvent au théâtre de Chaillot et dans des petits clubs avec Charles Bellonzi et Luigi Trussardi qui jouaient avec Nougaro. Puis j’ai enregistré “Some Soul Food” à Stockholm, avec le suédois Patrik Boman et l’américain Ronnie Gardiner.

En 2001, j​e suis parti joue​r ​en Chine, d’abord à ​Shenyang avec des jeunes chinois très bien, puis à Dalian avec l​e​s professeurs de la plus grosse université musicale du pays, ce qui a été dur pour moi, puis j’ai terminé par Pékin. Ensuite, j’ai joué au festival de jazz de Casablanca. J’étais très f​ier, ​car c’était la première édition et​ que​ je suis n​é à ​​Casablanca. Je n’ai jamais beaucoup tourné car je suis bien chez moi, mais on faisait des bons coups. J’ai continué les trios et on a tourné pas mal en Pologne… On faisait souvent “Le Méridien” avec Gérard Prévost et Dylan Kent. Après le trio en Europe, il y a eu un passage à vide.

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Entre temps le succès est arrivé pour Cortex par le sampling alors que j’avais arrêté ​le groupe ​depuis des années. Quand j’ai appris que j’étais r​epris ​par Madlib sur One beer et par MF Doom, j’étais à fond sur mon trio et n​e savais même pas ce qu’était le rap. J’ai d’ailleurs ​appris que Rick Ross était une star seulement après que l’on m’ait ​​parlé de lui. J’ai aussi récemment été samplé par Lupe Fiasco. Il y a un paquet de samples illégaux. Tyga, qui a été dans le top 10, utilise ma musique de manière complètement illégale. Si j’étais aux Ét​ats-­Unis, je serais vraiment riche. Sony / EMI ici n’ont pas la puissance de feu des américains. « Le débat de midi », une émission qui passe chaque jour, tous les étés sur France Inter, a p​ris c​omme indicatif un morceau qui m’a été pompé.

En 2010, j’ai fait “Let’s Groove” avec un groupe international de gens que j’aime bien en arrivant à une symbiose entre deux répertoires complètement différents. Michael Kersting le batteur et Patrik Boman, le bassiste, avec qui je joue depuis 2001, sont vraiment des pointures. Il y a un vrai trio de base, à partir de là on peut tout faire.

Puis, de concert en concert je n’ai plus fait de disques car je n’avais plus l’énergie pour composer. Moi, je ne me force jamais… Ce que je fais, je le fais toujours avec un grand plaisir. En musique, j’ai toujours fait les choses qui me plaisaient avant tout. Si je fais un truc qui ne me plaît pas, j’arrête. Enfin d’un point de vue musical, parce que cela m’arrive d’avoir à bêcher mon jardin et ça, ça m’emmerde (rires) !

En 2014, en début d’année, ma femme Mireille est décédée. Elle était malade depuis 10 ans et ça s’était dégradé depuis 2013. Cela a été une période pendant laquelle, quand je me mettais au piano, je n’avais pas trop envie de composer… enfin quand je m’y mettais. Et j’ai recommencé à chercher des projets et des dates car il fallait bien que je pense à vivre malgré tout et que je m’en sorte.

Puis on m’a demandé de remonter Cortex. La première fois il y a quelques années, j’avais refusé car cela faisait trop longtemps ! Je jouais alors avec plus de technique, j’avais plus de connaissances harmoniques et je composais plus facilement. Ce que je faisais bougeait, ça restait du jazz mais c’était plus technique que “Troupeau Bleu”.
Et un jour, Peter Barton, le bassiste de The Animals qui gère Rock Artist Management m’a contacté pour me dire qu’il me ferait tourner… puis m’a rappelé pour me demander si j’allais jouer “Troupeau Bleu”. C’est ça qui est dingue (rires) ! J’ai accepté en précisant que je ne jouerais qu’une partie des titres… Comme cela s’est relativement bien passé et qu’il y a eu un buzz, on a continué. Maintenant j’appréhende “Troupeau Bleu” autrement, je le fais évoluer. On va jouer la version fender de “Mary et Jeff”. “La Rue” a déjà évolué. Je vais aussi faire un medley entre “Huit octobre” et “Chanson d’un jour d’hiver” tout en les appréhendant différemment. Il faut que ce soit intéressant et que ça rappelle quand même quelque chose aux gens, tout en faisant évoluer les morceaux.

Comment est née ta passion pour la musique ?

“J’ai toujours pensé que la seule chose qui permettait d’avancer c’était la création et l’originalité.”

A 8 ou 9 ans, j’étais un fou du jazz, j‘en écoutais déjà beaucoup. À la maison, on avait des disques de jazz et un piano. Ma grand mère était pianiste semi-professionnelle. J’ai pris des cours privés avec quelqu’un, ici, à Bourg-la-Reine et ça m’a vite gonflé. Les classiques favoris, la méthode rose et compagnie, ce n’était pas mon truc. Quand je suis devenu un peu plus branché musique, j’ai arrêté les cours alors que je n’avais pas fait grand chose. Je n’ai pas travaillé le piano pendant 2 à 3 ans. Je ne savais quasiment plus rien faire avant de reprendre tout seul. Par la suite, j’ai pris un cours avec Georges Arvanitas, un pianiste de jazz formidable qui m’a appris comment sortir des harmonies classiques. Lorsque je suis revenu de chez lui, j’ai bossé à fond. Je crois que c’est un peu la meilleure manière d’approcher le jazz.

J’ai une théorie : quand on fait le conservatoire on apprend à jouer comme son professeur. On peut être très bon exécutant, avoir le feeling aussi mais si on est marqué par quelqu’un, cela bloque l’originalité. Toute ma vie, j’ai toujours pensé que la seule chose qui permettait d’avancer c’était la création et l’originalité.

Le jazz, ça n’a jamais mis les foules en grand délire. A l’époque c’était vachement dur de trouver du boulot. On trouvait des dates mais ce n’était pas forcément dans le milieu du jazz. On est passé au Gibus, le type même de la boite hard rock. Ils étaient beaucoup plus ouvert que les autres qui gardaient leur truc carré. J’ai de bons souvenirs de cette époque-là, mais on a joué dans des endroits improbables. Des gens comme Martin Circus, un groupe de pop jazz qui s’occupait du Club Saint Germain nous faisaient bosser. Daniel Humair, qui programmait le musée d’art moderne nous y faisait jouer souvent. En 75, on est aussi passé devant 70 000 personnes à la Villette pour la fête du journal « Rouge ». Au programme il n’y avait pas de jazz du tout, il y avait Catherine Ribeiro, François Béranger. On jouait dans des lieux différents, et je trouvais ça vachement bien.

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Il m’a fallu beaucoup de temps pour réaliser que plus j’avais des musiciens canons avec moi et mieux je jouais. Pour moi c’était mon travail perso qui comptait. Alors que la première et seule fois que j’ai enregistré aux États-Unis avec des cadors derrières qui m’accompagnaient, ça a boosté monstrueusement mon jeu. A partir de là, je me suis dit que je ne jouerais plus qu’avec des mecs vraiment au top et si possible sans français.
Aux États-Unis, j’ai joué avec David Binney et Marc Jonhson qui fût le bassiste régulier de Bill Evans, du big band de Woody Herman et qui jouait aussi avec Peter Erskine et Randy Brecker, c’était vraiment une pointure. Il ne jouait pas mon style habituel mais il l’a fait vachement bien. “In New York” c’est un disque fabuleux pour l’accord piano – basse. Marc Johnson et moi avions vraiment accroché ensemble. Les américains eux, passent d’un style à l’autre. Les jeunes musiciens français se mettaient au service, mais avec les mecs plus âgés, c’était dur.

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Quelle est ton approche de la composition ?

“J’ai toujours voulu tout écrire.”

Je fais mes maquettes moi-même à la batterie, j’écris les basses et je prépare mes maquettes à l’avance. Je sais comment ça va sonner, ce que ça va donner. Écrire beaucoup me permet d’avoir une idée très précise du résultat que j’attends. Ça me fait un plus que les batteurs aiment bien en général. Michael Kersting, mon batteur actuel travaille avec des gens comme Biréli Lagrène et Jaco Pastorius, et me disait qu’on lui demande souvent « fais moi un truc latin ». Alors que lorsqu’il vient ici, il a déjà le schéma que je veux et il est vachement content. J’ai toujours voulu tout écrire complètement. Pendant les improvisations les mecs ont le schéma et je fais beaucoup d’arrangements. En trio, je travaille comme si j’avais un grand orchestre. Je fais des riffs de reprise, pas dans le but d’enjoliver, mais pour relancer. Car le trio c’est pratiquement qu’un soliste, donc on ne s’ennuie pas sur une demie heure d’improvisation! J’essaie de faire des choses comme ça depuis toujours.

J’aime faire mes maquettes car je peux dire si le morceau va être super ou pas. Je fais mes nappes, mes choeurs, avec une banque de sons. Aujourd’hui, je ne travaille plus sur l’ordinateur alors que j’étais un des premiers à bosser sur Atari. J’ai donné quelques cours d’informatique musicale à l’INA. Au départ je bossais sur “Pro24” puis sur “Cubase”. Mais ça m’a un peu dégoûté car je passais beaucoup de temps à faire de l’informatique et peu de temps à faire de la musique. Donc finalement je préfère le truc roots.

Aujourd’hui, je travaille avec un disque dur mais j’ai longtemps travaillé avec un quatre pistes sur cassette. C’était super, il n’y avait pas de réglages à faire, on pouvait changer les vitesses. J’ai fait des disques d’orgues pour Caravage, avec batterie, accompagnement de piano et basse uniquement sur mon appareil à cassette. Tout seul comme ça j’ai aussi fait tout un disque avec des boogie woogie. Les Rita Mitsouko utilisaient aussi un mixeur quatre pistes à cassette. Si on prend soin de bien régler, avec des micros corrects, on arrive à un résultat intéressant. C’était beaucoup plus facile et spontané que maintenant.

Quells sont les personnalités qui t’ont le plus influencé ?

Mes premiers mentors ont été les pianistes Bobby Timmons, Ray Charles et Les McCann. Je crois que c’est grâce à Ray Charles que je me suis mis au piano à l’âge de 12 ou 13 ans.
J’ai découvert Bobby Timmons sur un disque à l’âge de 10 ans et ça a aussi été une révélation. C’est pratiquement le seul pianiste qui jouait toujours en block chord c’est-à-dire en octave. Il avait une manière bien particulière de jouer. Ça donnait une force au piano qui m’a toujours intéressé. J’écoutais aussi Oscar Peterson mais Bobby Timmons a vraiment été un déclencheur. Ray Charles aussi mais lui a réussi à toucher toute une génération, même des gens qui écoutaient du Rythmes and Blues.

Mais j’ai aussi beaucoup aimé les groupes Chicago et Blood Sweat and Tears qui mélangeaient la pop et le jazz. C’étaient des mecs qui savaient jouer, qui savaient swinguer et qui rajeunissaient en même temps la pop et le jazz. Eux aussi étaient très décriés mais Blood Sweat and Tears ont eu de gros succès tels que le morceau Spining Wheel qui a fait le tour du monde. D’ailleurs, ils ont eu du mal à s’imposer au début, surtout en France… En France, il ne faut pas sortir du cadre, il fallait rester dans la norme ! Cela commence à changer.

Sur quels projets travailles-tu en ce moment ?

Actuellement, je prépare mon passage au Great British Rhythm and Blues Festival qui aura lieu à Colne à la fin du mois d’août. On jouera en trio avec la nouvelle formation de Cortex, des musiciens avec qui je suis vraiment en osmose.

J’ai aussi récemment terminé un nouveau morceau, un projet qui me tenait à coeur depuis le décès de ma femme… Il m’a fallu un an pour le finir, c’est quelque chose qui m’a demandé beaucoup de mal car je ne composais plus depuis plusieurs années. Avant ça sortait tout seul, il y a des morceaux que je composais en un quart d’heure. Maintenant, je sais ce que je veux précisément… Ce n’est pas composé de la même façon, le même style, si c’est en trio ou en sextet. Mais c’est toujours du Alain Mion ! Il y aura d’autres compositions à venir…

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Un morceau que tu écoutes en ce moment ?

Je n’écoute rien. Des fois, il m’arrive d’écouter un des morceaux de rap qui sample mes titres, pour savoir ce qu’ils font, mais sinon je n’écoute rien. J’estime qu’à partir d’un certain moment, il ne faut plus écouter les autres pour ne pas être influencé.
Parfois, je m’écoute pour peaufiner et améliorer les choses. Mais sinon on ne peut pas dire que j’écoute quelque chose en particulier.

Une anecdote à nous raconter ?

Il nous faudrait l’almanach Vermot tellement il y a de péripéties dans ce métier (rires) !
Un truc me revient : en 78, on jouait en trio dans une salle sous chapiteau du côté de Metz, genre un grand chapiteau de bal avec du parquet, avec Gandolfi à la batterie et Zezito à la basse. Pendant qu’on jouait, une des baguettes de Gandolfi s’est prise dans ses lunettes et est partie dans le public… Il était myope et on a dû arrêter en plein concert pour chercher le verre de droite qui s’était barré (rires) ! Mais il a fini par le retrouver et on a pu finir de jouer !

As-tu une passion particulière ?

Non pas vraiment, ma seule passion était ma femme.

Un métier que tu aurais aimé faire ?

Non, j’ai tout fait pour faire exactement ce que je voulais faire. Je me suis donné les moyens de faire ce que je voulais faire.

Quelle personnalité nous recommandes-tu de rencontrer pour 10point15 ?

Loic Soulat le saxophoniste avec qui je joue. Il dirige aussi une fanfare disco.
Sinon Sofie Sorman, la chanteuse avec qui je joue également et qui a fait l’album “Ripples, CD sélectionné sur FIP, avec un morceau vachement bien qui s’appelle “Detox”. Elle chante haut et est hyper balaise niveau rythme, super précise. Il y a aussi Michael Kerstin ou Patrick Boman, qui a ses propres groupes à Stockholm. Il a un groupe qui s’appelle “Patrick Boman Seven”, il a fait quelques albums et a été disque d’or en Suède. C’est un type reconnu et gentil… un ami!

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